Tribune par DG: Pourquoi faut-il maîtriser nos dépenses publiques? y compris à Louveciennes!
Beaucoup de personnalités diverses, très sensées, responsables, appellent maintenant, dans nos différents pays européens, au vu de la crise financière qui enfle, à une réduction effective des dépenses publiques. Quelques exemples récents :
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Chris PATTEN (ancien Commissaire européen aux Affaires Extérieures, aujourd’hui Président de l’université d’Oxford) à propos de l’arrivée d’un nouveau Premier Ministre britannique, qu’il soutient) : « … pour éviter un  déclin national, nous devons maîtriser les dépenses publiques. Les bonnes vieilles règles de l’économie des ménages s’appliquent toujours. On ne peut dépenser plus que ce que l’on a, même dans la soi-disant nouvelle économie du XXIe siècle. Et il me semble que d’autres pays devront aussi apprendre cette leçon. » (Figaro du 5 mai 2010)
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Jean-François COPE (Président du Groupe UMP à l’Assemblée Nationale) sur i-Télé-Les Echos, le 16mai 2010, préconise de « décider d’une réduction drastique des dépenses publiques qui ne créent pas de croissance » tant au niveau de l’Etat que de la Sécurité Sociale et des collectivités locales, en rappelant la tenue d’Etats Généraux de la dépense publique qui se tiendront à la fin du mois de juin prochain (Figaro du 17 mai 2010)
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« Pour avoir sans cesse ajourné le moment de se soumettre à une discipline budgétaire digne de ce nom, la France a accumulé une dette de 1.500 milliards d’euros, qui représente plus de 80% de ce qu’elle produit chaque année. Ses caisses sont à ce point vides que les dépenses annuelles de l’Etat sont financées pour moitié par l’emprunt ! Pas une entreprise, pas un ménage ne résisterait à un tel déséquilibre. En quoi une collectivité le pourrait-elle ? » (Editorial du Figaro du 7 mai dernier)Â
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Daniel COHEN, économiste, Vice-Président du Conseil d’Administration de l’Ecole d’Economie de Paris, consultant auprès d’organismes internationaux (Nations Unies, Banque Mondiale, Union Européenne, etc…) se disant « proche du P.S. » (portrait détaillé, très louangeur, dans la revue Enjeux-Les Echos de mai 2010), à propos du plan européen pour essayer de sauver l’euro après la quasi-faillite de la Grèce :  « Grâce à ce plan on peut espérer que l’on puisse prendre son temps pour réduire les déficits, ce qui est évidemment inévitable . Chaque point de croissance gagné doit être affecté à la réduction du déficit» (Fig-Eco 11 mai 2010)
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Michel CICUREL, Président de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild, pense, lui, que la crise actuelle « est une alerte : c’est l’infarctus de la cinquantaine, celui qui ne tue pas, mais qui nous rappelle qu’il faut changer nos habitudes. Sinon celui de la soixantaine sera fatal. »
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Enfin, last but not least, Jacques ATTALI, ancien « sherpa » de François MITTER-RAND, reconverti mais toujours « gourou », publie chez Fayard un essai intitulé :
« Tous ruinés dans dix ans ? Dette publique : la dernière chance » où il estime que la dette publique des pays occidentaux n’a jamais été aussi élevée et que « jamais les dangers qu’elle fait peser sur la démocratie n’ont été aussi graves ». Bref : une affaire sérieuse.
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Cette prise de conscience se traduit par une série de plans d’austérité, dans pratique-ment tous les pays européens, pour essayer de limiter les déficits publics et la dette publique correspondante
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Et à Louveciennes qu’en est-il ?
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Nous avons toujours environ 16 Millions d’euros de dettes pour un budget 2010 de 18,4 Millions d’euros incluant les derniers investissements prévus : nos dettes correspondent donc actuellement au minimum à 87% de notre budget !
Comment allons-nous les rembourser, si on ne s’y met pas dès maintenant avant que l’on n’y soit peut-être contraint « à chaud » dans des conditions difficiles ?
Louveciennes n’est naturellement pas la Grèce, mais la leçon est, comme pour l’euro, qu’à un moment donné, en fonction de la conjoncture économique, les prêteurs se posent la question : « Comment vont-ils pouvoir rembourser ? »
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Récemment, notre commune a vendu une partie de son patrimoine (le saviez-vous ?), un immeuble HLM, pour environ 4 Millions d’euros. On aurait pu penser que cette opération aurait contribué à rembourser significativement notre endette-ment. Apparemment, il n’en est rien. Dans le budget 2010 de notre commune, il est prévu, notamment, de dépenser environ 1,2 Million d’euros pour le stade des Arches:
800.000 euros pour une nouvelle « pelouse synthétique » et 400.000 euros pour l’aménagement d’une piste qui ne pourra même pas être homologuée «piste d’athlé-tisme » et qui, en pratique, sera très peu utilisée (sans compter les 245.000 euros prévus au budget suivant pour le logement de gardiens). Compte tenu de notre niveau d’endettement actuel et du peu de perspectives de recettes nouvelles (voir ci-après les nouvelles restrictions de l’Etat), est-ce effectivement raisonnable de dépenser de telles sommes pour cela (même si une partie sera financée par des subventions : c’est toujours de l’argent public que, nous les contribuables, nous payons d’une façon ou d’une autre) ?
           Pour le projet d’aménagement du centre-ville, qui suscite beaucoup de réac-tions en ce moment, le coût final et le financement sont encore très flous, mais il a été avancé le montant de 2 Millions d’euros supplémentaires à court terme : n’est-ce pas trop élevé dans le contexte actuel de recherche d’économies ?
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Je connais bien sûr la théorie (que les spécialistes qualifient de « néo-keynésienne ») de la « relance par la dépense » (en très court : quand l’activité économique fléchit, l’Etat a un rôle à jouer en créant de l’activité par la dépense, au prix d’un déficit momentané), mais :
-         combien, parmi ceux qui l’évoquent, ont réellement lu KEYNES (ils seraient sans doute étonnés s’ils le faisaient…)?
-         cela marche quand la croissance ainsi générée rembourse, quelque temps après, le déficit créé momentanément, mais ce n’est pas vraiment le cas pour Louveciennes depuis un certain temps…
-         cela ne peut pas justifier un déficit permanent chronique comme celui que nous connaissons et qui a, visiblement, atteint ses limites
-         s’il faut, momentanément dépenser pour soutenir l’activité économique (ce qui a été fait, au niveau national, depuis environ un an), comme nous entrons maintenant dans une période où l’argent public va devenir nettement plus rare (1), il faut le faire de façon sélective pour des investissements générateurs d’une réelle valeur ajoutée (économique, sociale, culturelle) et non pas dépenser pour dépenser (même si il y a quelque part des subventions qui atténuent, apparemment, l’effort finan-cier correspondant).
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(1) Le Président SARKOZY vient d’annoncer, à l’issue de la deuxième Conférence sur les déficits, le 20 mai 2010 :
-         1) un « gel en valeur » des dotations de l’Etat aux collectivités locales
-         2) une « modulation de ces dotations selon des critères de bonne gestion pour encourager les collectivités locales à réduire leurs dépenses dans les mêmes proportions que l’Etat, c’est-à -dire : réduction de 10% d’ici à  2013, dont 5% dès 2011 »
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Notre Premier Ministre François FILLON nous a annoncé, courageusement, qu’il lançait un plan d’économies (comme la quasi-totalité des gouvernements européens) de 5 Milliards d’euros, mais il faudrait, en fait, trouver près de 100 Mil-liards d’euros d’économies dans les trois ans pour « revenir dans les clous » du pacte de stabilité lié à l’euro et, dans le même temps, nous à Louveciennes, on continuerait à dépenser comme si de rien n’était l’argent que nous n’avons pas ? Ne serait-il pas plus sage et plus prudent de modérer nos ambitions pour des opérations pas vrai-ment stratégiques, d’adapter notre train de vie à nos possibilités financières réelles et commencer à rembourser réellement nos dettes ? On va de toute façon être amenés à se poser ces questions compte tenu des nouvelles décisions de l’Etat (pour contribuer à juguler la crise de défiance en cours vis-à -vis de notre monnaie, l’euro).
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Il y a bien sûr la solution de facilité d’augmenter les impôts (ce qui a déjà été fait à Louveciennes avec l’argument que : « d’autres le font aussi »), mais comme nous aurons déjà , de toute façon, à contribuer au financement du remboursement des dettes nationales, ce serait mieux d’éviter la « double peine » du remboursement des dettes nationales et des dettes de Louveciennes.
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C’est un point de vue, le mien. D’autres peuvent souhaiter y apporter des compléments ou d’autres éclairages : du dialogue naît le progrès.
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Daniel Godard,
Président de l’association “OSONS”
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NB: je signale un colloque qui se tiendra mardi 1er juin prochain à partir de 18H, à Paris, sur le thème :Â
  « Baisser les dépenses publiques : Ils l’ont fait, pourquoi pas nous ? »
avec, notamment :
-         ouverture par Jean-Michel FOURGOUS (Député UMP des Yvelines, Membre de la Commission des Finances, Chef d’entreprise)
-         le cas du Canada : un bénéfice à long terme par le Vice-président de l’Institut Economique de Montréal
-     l’exemple suédois, une réforme réussie par un ancien Directeur au Ministère suédois des Finances et l’un des initiateurs de la réforme fiscale en Suède.
(Vous pourrez trouver un compte-rendu de ce colloque sur notre site)


26 mai, 2010 à 23:56
Connaissez vous la loi Giscard Pompidou et le Traité de Maastrich ?
Alors que les bourses chutent, que l’Euro est à l agonie, que les plans d’austérités se multiplie à travers l’europe, il serait sage de connaître les vrais raisons de l’augmentation de la dette !
Le bon sens commun voudrait que la dette soit du à trop de sociale, trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites. Nos responsables politique se font l’écho d’un tel message et mettent en Å“uvre des plans sensés répondre aux problèmes de la dette !
Mais tout ceci est une arnaque : L’arnaque de la dette !
Jusqu’au 3 janvier 1973, la Banque de France avait le droit d’émettre du crédit à très bas taux d’intérêt afin de financer les besoins de l’état et d’investir dans les projets d’avenir !
Mais sous prétexte d’inflation, le gouvernent Giscard Pompidou a cru bon empêcher la Banque de France de faire son travail en transférant de fait le pouvoir aux banques privés. Et oui depuis cette époque la France s’endette auprès des marchés financiers avec des taux d’intérêts élevés et c’est obligatoire pour tous les pays membres depuis Maastrich et les traités suivants!
En claire, ce sont les taux d’intérêts imposés sur la dette qui créer l’augmentation folle des dette publique !
L’alternative
Un retour au crédit publique productive, redonner le pouvoir au nation de battre monnaie afin de l’investir non dans les bulles spéculatives ou dans les jeux des casinos financiers mais bien dans l’économie physique au service de la population et du travail humain.
Nous devons dire Non au chantage de l’empire de la finance de la City de Londre et de Wall Street à New York
Si tu veux rejoindre la bataille pour changer le système économique rejoins moi sur mon groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts
David CABAS
david.cabas.over-blog.fr