CM du 18-02-2010: Intervention de PFV
Monsieur le Maire, Chers collègues.
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Nous venons de prendre connaissance de vos projets en matière d’orientations budgétaires et je tiens dans un premier temps à remercier les services techniques pour la qualité de ce document : en particulier en ce qui concerne la réforme de la taxe professionnelle.
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Cela dit, vos propos appellent de notre part un certain nombre d’observations et je vous ferais part dans un deuxième temps de nos propositions.
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Observations :
- Un contexte économique général mauvais se traduisant par un important déficit de l’Etat et des collectivités locales dont les dépenses inquiètent.
- Un loi de finances pour 2010 qui ne nous laisse pas entrevoir une augmentation de nos ressources, que ce soit par l’intermédiaire de la D.G.F. ou la nouvelle taxe professionnelle ou C.E.T. dont on voit que, en 2010 tout est figé et à partir de 2011, bien que les nouvelles règles nous soient plus favorables, le système de versement compensatoire aux autres communes moins favorisées nous pénalise. La réforme de cette taxe était nécessaire car elle pénalisait les entreprises investissant et de masse salariale élevée.
- Beaucoup de choses peuvent encore évoluer : le gouvernement se réservant le droit de modifier ou compléter le dispositif. ( clause de revoyure des sénateurs ) et comme vous l’avez dit vous même le Conseil Général envisage de plafonner les subventions.
- Une diminution des droits de mutations en 2009 et pour 2010 les informations dont nous disposons ne sont pas vraiment optimistes
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En un mot, la situation économique globale ne joue pas en notre faveur avec des marges de manœuvre réduites et j’ajouterais pour notre commune
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- une dette importante qui s’est renforcé avec les emprunts souscrits suite à l’échec du centre multi-accueil et le non versement de la deuxième tranche de la TLE dont les recettes avaient déjà été dépensées.
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Compte tenu de ces éléments, vous comprendrez aisément que nous ne pouvons accepter sans réagir la politique de dépenses que vous envisagez : une explosion des dépenses de travaux pour 2010 et 2012 notamment alors que le remboursement du capital de la dette ne s’accroit que modérément et ceci automatiquement en raison de la baisse du montant des intérêts à échéances constante.
Vous pouvez penser, chers collègues que nos inquiétudes ne sont pas fondées mais une simple analyse des budgets antérieurs nous montre que les comptes n’ont été équilibrés depuis plusieurs années qu’en empruntant dans l’urgence, alourdissant la dette et depuis 2009 en vendant notre capital foncier, nos bijoux de famille.
Ce mode de gestion n’est pas sain et appelle de notre part un certain nombre de propositions :
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Une gestion financière de notre commune plus rigoureuse et plus réaliste : nous observons certes des efforts dans la maitrise des dépenses de fonctionnement mais il faut mettre en oeuvre une politique d’économies plus visible !
Une réelle politique de désendettement en attribuant une partie du « bol d’air » de la vente des immeubles des Gauthiers au remboursement du capital de notre dette.
Des projets plus réalistes pour notre commune dans son état actuel.
Nous sommes en train d’élaborer notre PLU.
Comme je vous l’ai déjà dit dernièrement en commission, il est important de chiffrer précisément les projets et de voir s’ils sont viables économiquement même s’ils apparaissent séduisants !
Il sera toujours temps de les mettre en chantier plus tard quand notre PLU dans son ensemble aura reçu l’aval de la population et quand notre situation financière se sera amélioré.
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Préservation de notre capital foncier :
Ne sacrifions pas notre patrimoine, notre héritage sur l’autel d’autres projets sur lesquels nous n’avons pas de lisibilité à long terme.
Il faut garder une marge de manœuvre
Chers collègues : il faut en être conscient : nous vivons au dessus de nos moyens :
Nous pouvons comprendre, Monsieur le Maire, que vouliez laisser votre empreinte sur la commune mais cela ne doit pas se faire en hypothéquant l’avenir.
Je ne pense pas que les louveciennois apprécieront une hausse des impôts quand nous aurons épuisé toutes nos cartouches !
Pierre-François VIARD
Conseiller municipal

Conseiller municipal




