Il s’agit de raisonner dans le choix crucial qui se propose à nous dimanche ; sommes nous ou ne sommes nous pas ?
Dire l’Europe , son fonctionnement , ses règles souvent complexes ( nous qui en couple et avec nos enfants nous « fritons –nous » souvent pourrons aisément comprendre qu’à 27 il s’agisse d’un couple élargi ), ses caricatures faciles qui vont de nos fromages à l’absence de politique étrangère conjointe – à défaut d’être commune- est bien difficile.
Ah ! oui, dire l’Europe de la paix, de la stabilité économique et financière, dire que du Panthéon au Colloséo la culture européenne fascine, dira que nous sommes les tambours, les liens entre un monde anglo-saxon, souvent rapide , brutal dans ses approches avec une grande Asie –dominée par une Chine qui a assumé toutes ses responsabilités dans la crise financière et qui en revendique maintenant sa « paye » politique- avec une Afrique désireuse, adulte et dépourvue de complexe ( à l’égard de laquelle nous n’avons pas à nous excuser d’être partenaires) et ah ! oui, dire dire que le prix du lait est trop bas.
Dire , bien sûr que Bruxelles , cache-sexe très moyen, dissimule derrière sa technocratie tous les vices et penchants malsains de la politique française.
C’est la faute aux autres : propos de cour d’école dont nos camarades socialistes ne sont jamais sortis.
Oui, il faut une Europe sociale , non, il ne faut pas délocaliser, oui, il faut de l’emploi, oui, il faut augmenter les salaires, oui il faut arrêter les profits abusifs, oui il faut une agriculture, une industrie automobile, informatique, de la chaussure – et surtout à Romans— et tout ce qui a été fait – avec Jacques Delors , grand Français, Président, Jacques Barrot, grand Commissaire comme le fut et le sera Michel Barnier.
Excusez ce “coup de gueule” chers lecteurs car enfin, la “fille de son père , la Première Secrétaire que lui reproche t’elle ? D’avoir oublié la protection des plus faibles ? Mais enfin , soyons sérieux , c’est grâce à Delors et à Jouyet que nous avons des « parapluies « qui protégent les plus vulnérables ; c’est grâce à eux que nous avons un semblant de politique écologique et énergétique, c’est grâce à l’axe franco-allemand et au dynamisme donné par la Présidence française que nous existons en Ukraine, en Géorgie et sur la scène mondiale.
Il y a -en gros- deux types de réactions quand on se promène dans ce vaste monde – qui est de plus en plus restreint d’un point de vue écologique : « ils y croient et cela ne se fera jamais » ou « c’est le plus petit commun multiple , c’est à dire rien ».
Je ne crois rien de tout cela ; je suis profondément convaincu que nos enfants, dans l’âge qui leur permettra de poser des questions n’en auront qu’une seule : « parents, comment avez vous pu douter » ?.
Comment avez – vous questionné ce creuset de culture, de volonté – certes parfois hésitante- , souvent abritée sous une protection bienvenue, atlantiste et généreuse quand elle y est incitée- l’Amérique- ?
Comment avez vous pu douter ?
Louveciennois ! Allez voter le 7 juin !Â
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Jean-Philippe Schweitzer
Conseiller municipal