Hommage à une artiste Louveciennoise
Partie trop tôt, Francine GARIEL était une amie peintre …
Un hommage à son talent va lui être rendu à l’occasion d’une exposition de certaines de ses oeuvres à Louveciennes pendant huit jours (à partir du 7 février prochain).
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           Toute sa vie, Francine GARIEL a peint. Sa vocation est apparue tôt : jeune adolescente, elle a déclaré à son père : « Je voudrais être peintre ! ». Avec sagesse, celui-ci lui a alors répondu, classiquement : « D’accord, mais tu passes ton bac ! » (à l’époque ce n’était pas aussi évident), ce qui lui a permis ensuite de décrocher son CAPES et de fréquenter l’Ecole des Beaux Arts de Toulouse. A 18 ans, elle obtient le 1er Prix de France de dessin des Ecoles de Beaux Arts. Ensuite, elle sera Professeur d’Arts Graphiques et peintre le restant de sa vie.
Une de ses tantes, qui était copiste, admirait sa créativité : « Moi je copie, elle, elle crée ! ». Francine avait un vrai « coup d’oeil » lui permettant de saisir presque instantanément ce qui deviendrait ensuite son « tableau »: à la vue d’un paysage, elle en extrayait la structure et les couleurs et les traduisait ensuite par des aquarelles dont elle maîtrisait très bien la technique (sans retouches possibles, comme chacun sait, pour de vraies aquarelles, et sans esquisses préalables dans son cas). Comme beaucoup de peintres, elle a été impressionnée et inspirée par la lumière méditerranéenne (que ce soit la rive nord ou la rive sud de la Méditerranée).
           La plupart des oeuvres de Francine sont pleines de couleurs et traduisent un grand amour de la vie. Elle ne cherchait pas à « faire esthétique », elle cherchait profondément, en véritable artiste, à  : TRANSMETTRE QUELQUECHOSE. Une de ses œuvres, parmi celles qui m’ont personnellement touché, est très simple : une porte vitrée « à l’ancienne », à contre-jour, s’entrouvre sur un jardin coloré qu’on devine fleuri, parfumé et plein de promesses; c’était au moment des « accords de Gdansk » : Solidarnosc, en Pologne, ouvrait une ère nouvelle qui conduirait, notam-ment, à la chute du mur de Berlin et à la libération de l’Europe de l’est.
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           Quelques anecdotes transmises par Olivier son époux (toujours Louveciennois fidèle). Lors d’une exposition, une dame, un peu snob, demande à Francine : « Cela vous a pris combien de temps pour faire ce tableau ? » « Trente ans de métier, Madame ! »
Un jeune ménage fait l’acquisition d’une grande aquarelle et, de retour chez eux, l’accroche au milieu de leur salon. On leur demande : « Vous êtes experts en peinture ? » « Non » « Alors, pourquoi avez-vous fait l’acquisition de cette toile ? » « Parce que, POUR NOUS, C’EST TOUTE LA JOIE DU MONDE ! » (Magnifique réponse qui traduit la réussite de la « transmission »).
Un autre acquéreur accroche un tableau de Francine dans le couloir à la sortie de sa chambre : « Quand je me lève le matin, la première chose que je vois, c’est ce tableau et cela me donne du courage pour toute la journée ! », magnifique !
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Donc, en cette période de grisaille et de froid, au cÅ“ur de notre hiver, au milieu de difficultés variées que nous connaissons tous plus ou moins, je ne peux que vous recommander d’aller voir l’exposition « Autour de Francine GARIEL » (durant une semaine de 10H à 12H et de 15H à 18H à partir du 7 février à la Salle Renoir de l’Hôtel de Ville de Louveciennes) qui vous transmettra : couleurs, énergie et joie de vivre !                         Â

